« Un vent d’air frais en ville »
Après dix mois de travaux, la place a retrouvé « son visage historique ». L’inauguration a eu lieu samedi, sous la musique de Los Incognitos
« Un vent d’air frais en ville »
Article Sud-Ouest du 5 décembre 2012 – par Aurélie champagne
Le traditionnel couper de ruban, inaugurant la place Charles- de-Gaulle, a attiré beaucoup de monde, samedi matin. Photo Nicolas Le Lièvre
C’est le vicomte Pierre de Marsan, qui, d’où il est, doit être content : la place Charles-de-Gaulle, jadis cœur de ville battant auprès de ses rivières, sur laquelle il avait érigé au XIIe siècle le château Vieux, s’est réconciliée avec son passé. Sous le scalpel de l’architecte urbaniste Gérard Lancereau, elle a subi, ces derniers mois, un lifting d’un autre genre, lui faisant reprendre quelques traits séduisants de place d’antan.
Samedi, le maire, Geneviève Darrieussecq, s’est prêtée au traditionnel cérémonial du couper de ruban, entourée d’élus de la municipalité, du Marsan Agglomération, et du préfet Alain Zabulon, sous un vent glacial. Pour réchauffer l’atmosphère, les notes cuivrées de la banda Los Incognitos ont accompagné la cérémonie.
Néoclassicisme
Avant d’en arriver là, il aura fallu dix mois de travaux. « Je sais que le temps peut paraître très long pour les commerçants, je tiens à leur rendre hommage », a souligné Geneviève Darrieussecq (lire aussi par ailleurs). Désormais débarrassée du bitume gris et de la tôle des voitures stationnées devant le théâtre, voilà la place à nouveau recouverte de pavés. Désormais, le quartier de la Madeleine dans son ensemble (du haut de la rue Dominique-de-Gourgue, jusqu’aux rues Gambetta, Wlérick et Molière) est recouvert d’un même matériau, assurant ainsi une cohérence.
Le maître d’ouvrage a également injecté quelques touches de modernité, en habillant la place d’un mobilier urbain contemporain. « On a voulu un peu moins de circulation en ville et donner plus de place au piéton, indique Gérard Lancereau. On a favorisé la convivialité urbaine et la mise en valeur du patrimoine. On redécouvre le cadre architectural néoclassique extraordinaire. » Sur la place Charles-de-Gaulle, cohabitent en effet l’ancien hôtel de ville – aujourd’hui bibliothèque municipale – construit en 1846, le théâtre et ses halles érigés en 1830 et la maison – qui abrite aujourd’hui la Société générale – construite à la fin du XIXe siècle.
La cale de l’Abreuvoir en 2012
Mais au-delà des considérations architecturales, samedi était un moment « symbolique et fondateur », de l’avis du maire. La première pierre, en quelque sorte, de cette ville « belle, attractive, tournée vers ses rivières », promise pendant la campagne électorale de 2008. « C’est la première étape de ce grand projet des Trois-Rivières », résume Geneviève Darrieussecq.
Dès 2012, les engins investiront la cale de l’Abreuvoir pour démarrer le chantier de redéfinition de la cale donnant accès sur la Midouze, avant de s’attaquer aux berges de ladite rivière. À terme, grâce à la construction de deux passerelles, le centre-ville et la place Charles-de-Gaulle seront reliés à l’entrée ouest de la ville et au quartier Tuco. « Les espaces vont changer, les sens de circulation piétonnier, cyclable vont changer », reprend Mme le Maire. Les chantiers devraient aller « au rythme des financements » qui se présenteront dans le cadre de ce grand chantier pesant dans sa globalité un peu plus de 13 millions d’euros.
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