« Toujours 4 fleurs pour la ville aux 3 rivières »
Le jury national du concours a maintenu l’attribution des 4 fleurs, car la cité accorde une attention particulière au développement durable.
« Toujours 4 fleurs pour la ville aux 3 rivières »
Article Sud-Ouest du 21 février 2011 – par Virginie Ramel

Depuis 1994 et l’obtention des autre fleurs, la ville ne s’est jamais reposée sur ses lauriers en matière de fleurissement. photo loïc déquier
Mont-de-Marsan est au plus haut niveau en matière florale. Avec ses 200 hectares d’espaces verts et sportifs qui sont entretenus tout au long de l’année, la préfecture des Landes a incontestablement une longueur d’avance dans ce domaine. Elle fait partie du cercle très privé des quelque 200 villes françaises qui détiennent ce palmarès. Depuis l’obtention des « quatre fleurs » en 1994, la ville ne s’est jamais reposée sur ses lauriers. Les 56 employés ont même redoublé d’efforts après le passage de la tempête Klaus, en janvier 2009. Un événement qui a durement mis à mal le patrimoine montois. Le maire Geneviève Darrieussecq compte bien maintenir sa ville au plus haut niveau. Le désastre, qui a « coûté cher à la ville », n’a pourtant pas freiné les ambitions végétales de la mairie montoise qui y consacre un « budget tout à fait correct ».
« Notre but n’est pas seulement de rendre la ville agréable, mais aussi de produire une végétation pérenne », relève le maire. Le service espaces verts de la mairie – qui est « important » – porte une attention toute particulière à l’environnement. « Le fleurissement doit être compatible avec le développement durable », note Geneviève Darrieussecq. Ce chemin passe obligatoirement par une gestion raisonnée de l’eau. Pour l’arrosage, le service espaces verts a ainsi privilégié les pompages en nappe ou en rivière plutôt que de puiser dans la ressource en eau potable réservée aux habitants.
Technique du « mulching »
Économie d’eau donc, mais pas seulement. À tous les niveaux, la ville tente de minimiser le gaspillage. Pour cela, des procédés sont mis en place et du matériel mis à disposition. Parmi eux, la technique du « mulching », ou encore de la « tonte recyclage », qui consiste à remettre l’herbe tondue puis broyée sur le gazon. « Non seulement cela fertilise l’herbe, mais cela évite des transports inutiles et l’utilisation d’engrais », explique Jean-Louis Gleyze, directeur du service espaces verts. La lutte biologique intégrée (LBI) dans les serres est également utilisée pour préserver les plantes. Plutôt que d’utiliser des produits phytosanitaires (pesticides), les jardiniers ont recours à des méthodes plus naturelles : utiliser des prédateurs pour tuer les parasites. « Notre objectif est de complètement nous passer des produits phytosanitaires. Nous nous en rapprochons », relève Geneviève Darrieussecq.
Le jury national, qui réserve pas moins de 30 % de sa note au cadre de vie et au développement durable, n’a sûrement pas été insensible aux efforts de la ville en matière de propreté. « Mont-de-Marsan est précurseur en matière de tri des déchets », note Thierry Socodiabéhère, adjoint au maire pour le développement durable, pour qui l’attribution des « quatre fleurs » n’est pas une fin en soi. « Notre objectif est d’offrir le meilleur espace de vie possible à nos concitoyens. »
Du chemin reste à faire pour réparer les dégâts de Klaus en 2009 et la ville compte se concentrer sur la plantation des arbres, dans la lignée des efforts déployés pour assurer la gestion de l’après-tempête. Thierry Socodiabéhère est optimiste. « Avant la tempête, Mont-de-Marsan était en plein milieu de la forêt. L’intérêt maintenant est que la forêt revienne dans Mont-de-Marsan. »
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