Pour 2013, la cité judiciaire que l’on n’attendait plus
RACHIDA DATI. Hier, Père Noël Dati a fait une annonce historique
« Pour 2013, la cité judiciaire que l’on n’attendait plus »
Article paru dans le journal Sud-Ouest du 21/11/08 – par Aude FERBOS
Un « cadeau » tombé du ciel hier : Rachida Dati a annoncé la création d’une cité judiciaire pour 2013, et deux postes de greffiers. Avant de souhaiter de bonnes fêtes à tous. (PHOTO PASCAL BATS)
Hier, Rachida Dati a fait l’annonce que l’on n’attendait plus au tribunal de grande instance : la naissance d’une cité judiciaire, pour 2013. Début des travaux courant 2009. Et ce n’est pas tout. Ce projet immobilier s’accompagnera aussi de « la création de poste de deux greffiers et de magistrats ». Des études vont être lancées pour « prendre en compte les considérations des magistrats et des fonctionnaires », a annoncé la garde des Sceaux. Un cadeau déjà budgété. Grâce à « la réforme de la carte judiciaire », saupoudrée « de courage et de responsabilité politique ». « Le terrain a été acheté il y a vingt ans, et puis il y a eu des querelles, des désaccords locaux. Il faut dépasser tout ça, avoir en tête l’intérêt général. Pour rendre la justice, il faut être dans la sérénité », poursuit Rachida Dati, qui a ainsi pris la décision de « faire avancer le projet plus vite que prévu », à la satisfaction générale.
« Beaucoup de bonheur »
Un soulagement unanime, lisible sur tous les visages hier. Pour le personnel, cette annonce signe en effet la fin d’une longue traversée du désert. « J’aurais attendu ce nouveau palais pendant quarante ans et je ne le verrai pas, je pars à la retraite » sourit Danièle Lafargue aux greffes, ravie pour ses collègues, exsangues. « Les greffiers sont très mal : il y a trois magistrats de plus, mais pas de poste d’encadrement. C’est assez difficile à gérer avec deux fonctionnaires en arrêt maladie non remplacés, les journées de travail sont énormes, on a une grosse pression. Et un quart de nos effectifs part à la retraite bientôt », commente Jean-Louis Ozanne, directeur des greffes, « content et même très ému de cette décision ». « On attend ça depuis si longtemps. Nous avons raté une belle occasion en 1992. Et à l’été 1995, le palais a été même fermé au public les deux mois d’été, pour insalubrité tant il était dangereux », se souvient-il.
« Une annonce historique », s’est pour sa part félicitée Mme le maire Geneviève Darrieussecq, ravie de « la plus qu’excellente nouvelle. Je ne dis pas non plus que c’est un cadeau, c’est normal que la justice travaille pour avoir des locaux convenables ». « Une nouvelle que l’on accueille avec beaucoup de bonheur, une décision que nous attendions avec beaucoup d’impatience », réagit Michel Défix, président du TGI. « Et qui nous ouvre les perspectives importantes pour notre juridiction ». « C’est un formidable message d’espoir, vous êtes le Père Noël avant l’heure », lâche, les joues rouges de bonheur, une fonctionnaire aux anges. « Et les heures supplémentaires payées, c’est merveilleux. Revenez quand vous voulez ! » En serrant les mains, la ministre promet, tout sourire derrière ses lèvres framboise.
Auteur : Aude ferbos
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