Nov 4, 2014 in Actualités, Général, Lu dans la presse, Mont-de-Marsan

La deuxième tranche de travaux du pôle multimodal, parvis et parking de courte durée, va être livrée avec près de cinq mois d’avance. Une nouvelle vitrine pour la ville

« Mont-de-Marsan : une gare où on va bientôt pouvoir se garer »
Article Sud Ouest du 04/11/2014 par Jean-François Renaut

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Les travaux de finition du parvis sont en cours. Livraison d’ici à une quinzaine de jours.
© PHOTO PHOTO NICOLAS LE LIÈVRE

Ceux qui ne sont pas allés à la gare lors des douze mois écoulés auront du mal à la reconnaître.
En mai dernier, étaient inaugurés le parking longue durée et une gare routière de places à destination des bus scolaires, transdépartementaux et interurbains.

D’ici à une quinzaine de jours, avec quasiment cinq mois d’avance sur le calendrier initial, c’est le parking courte durée et le parvis qui seront inaugurés. Le parvis lui-même est déjà achevé et franchement visuellement et fonctionnellement, ça change beaucoup de choses.

Comme le parking longue durée propose 155 places pour les véhicules particuliers, 20 places pour les deux-roues motorisés et dix réservées aux employés du pôle d’échanges multimodal, le parking courte durée mettra 33 places à disposition, une file de dépose minute pourra accueillir neuf véhicules, dix emplacements seront réservés aux taxis et 25 aux loueurs de voiture (Avis), 30 pour les vélos dont dix en parc fermé. L’espace proposé sera d’une superficie quatre fois supérieure à ce qui existait précédemment.

Stationnement gratuit
« Contrairement à Dax, tous les types de stationnement sont gratuits et on espère ne pas être confronté aux mêmes conflits d’usage », glisse Geneviève Darrieussecq, en visite sur le chantier la semaine dernière, et d’humeur un peu taquine.

Le projet de pôle multimodal renvoie en fait à trois impératifs : sécurité, fonctionnalité et esthétique. « L’anarchie régnait notamment autour des bus, rappelle Franck Michaud, directeur des services techniques de l’Agglomération qui porte le projet. Le vendredi notamment, c’était un vrai désordre. »

La présidente de l’Agglo prend le relais. « Nous avons beaucoup de projets avec des configurations différentes, nous avons retenu celui-ci qui nous semblait le plus fonctionnel. »

C’est aussi Geneviève Darrieussecq qui évoque le volet esthétique. « La gare, c’est pour plein de visiteurs, le premier contact avec la ville. C’est en outre un lieu privilégié qui surplombe le centre et notamment les arènes. »

Accès aux arènes facilités
Les accès qui y descendent sont d’ailleurs en cours de réhabilitation. En plus de ceux qui ont été conservés (platanes et cèdres principalement), 52 arbres vont par ailleurs être plantés dans la deuxième quinzaine de novembre.

Histoire de garder une cohérence : le mobilier urbain et les matériaux utilisés sont identiques à ceux qui ont été implantés sur les berges ou place Charles-de-Gaulle.

Restera la dernière tranche dont les travaux sont déjà entamés et qui concerne l’avenue de la Laïcité, comprendre la rue qui mène à la gare depuis le boulevard Lacaze.

Elle s’agrémentera bientôt de trottoirs dignes de ce nom et de deux bandes cyclables. Livraison prévue en juin 2015 au plus tard.

Seront implantées probablement avant quelques bornes de chargement pour voitures électriques.

Un chiffre : 7,5

C’est en millions d’euros le coût global de l’investissement (hors liaison Manot-Gare) concernant le pôle multimodal. L’Agglomération en prend 35 % à sa charge, l’Europe, 24 %, la Région, 23 %, le Département et l’État, 9 % chacun.

Le chaînon manquant

Bientôt donc la gare de Mont-de-Marsan ressemblera vraiment à une gare. Avec un bémol néanmoins : elle est située au fond d’une impasse.

En novembre 2009, pourtant, il y avait tout lieu d’être optimiste. La portion longue de 265 mètres reliant le rond-point des Anciens d’Indochine à la rue Saint-Pierre (le boulevard Claude-Lévi-Strauss) était inaugurée. Malheureusement, on attend toujours la suite, c’est-à-dire le maillon qui aurait permis d’aller de la rue Saint-Pierre à la gare. Les travaux sont en suspens en raison d’un problème de stabilité de la couche de remblai contre lequel le futur axe devait être accolé. Des glissements de mâchefer (qui se comporte comme du gravier) ont été constatés au droit de l’IUT et de l’IUFM. Le problème est techniquement résoluble, mais à un coût qui passerait de 1,5 à 10 millions d’euros. Ce qui fait beaucoup pour 700 mètres linéaires de voirie, même stratégiques. « À ce prix-là, on s’interroge », répète Geneviève Darrieussecq. « Il faut voir comment les choses fonctionnent. L’entrée ouest, ça marche bien, ça peut suffire. »

Compte tenu de la rigueur financière demandée aux collectivités, ce n’est pas forcément demain que cet aménagement va redevenir prioritaire.

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