Les parcs seront fermés au moins jusqu’à fin mars
DANS LE DÉTAIL, ESPACES VERTS. Environ 2 500 arbres sont par terre. Faire disparaître les stigmates de la tempête sera long
« Les parcs seront fermés au moins jusqu’à fin mars »
Article Sud Ouest du 27 février 2009
Idéfix en pleurerait. À Mont-de-Marsan, sans compter la forêt communale, ce sont entre 2 300 et 2 500 arbres qui sont tombés ou qu’il va falloir achever, golf de Saint-Avit inclus.
Et si le parc des expositions de Nahuques est rouvert depuis une dizaine de jours, le parc animalier (où, miracle, sur 400 animaux, seule une poule est morte dans la tempête) ne le sera au mieux qu’en avril. Les parcs Lacaze et Jean-Rameau devraient ouvrir leurs portes avant la fin du mois de mars.
Il y a (évidemment) une bonne raison à ces longs délais. Jean-Louis Gleyze, le responsable du service des espaces verts la livre. « Depuis un mois, nous avons travaillé quasi exclusivement à la mise en sécurité. » C’est ainsi le cas de Jean-Rameau.
Le débitage a débuté
Ce haut-lieu de la vie montoise dont la réhabilitation était en passe d’achèvement a essentiellement souffert dans sa partie sud. Ainsi, 30 des 33 tilleuls de l’allée centrale sont tombés. « Elle était en plein dans le couloir de vent », explique le technicien. « Et comme le sol était détempé… »
Les arbres historiques se comptent désormais sur les doigts d’une main. « Depuis le début du siècle dernier, il y a eu cinq ou six tempêtes qui ont fait tomber les arbres remarquables. » Restent les deux platanes jumeaux, un cèdre et, à côté de l’auberge landaise, le chêne pyramidal et le chêne-liège, « un des préférés des écureuils ».
À Jean-Rameau comme ailleurs, le débitage des grosses branches et des troncs a débuté. On en voit des piles un peu partout. Les billots ont commencé à être entreposés du côté de la déchetterie de Pémégnan. « C’est en attendant, éclaire Jean-Louis Gleyze. Des négociations sont en cours avec un repreneur. »
Restent les branches hautes et, le plus embêtant, les souches. Elles sont destinées à être broyées. Le broyage sera utilisé pour le paillage des massifs arbustifs, pour les arbres qui seront replantés ou encore pour épandage au golf par exemple.
Quelles essences à la place ?
Aujourd’hui ce ne sont plus trente personnes (soit la moitié du service) qui travaillent à panser les plaies mais une douzaine. Renforcés de cinq coupeurs du parc technique, ils en auront jusqu’à la fin de l’année pour effacer tous les stigmates de la tempête.
« On va prendre du retard dans le programme de taille, les plantations de printemps et dans l’entretien habituel », prévient le chef de service. « J’espère que les gens ne nous en tiendront pas rigueur. »
D’ores et déjà une réflexion est menée autour du remplacement des arbres tombés. L’élu référent, Thierry Socodiabéhère, rapporte qu’il faut attendre l’évaluation financière globale pour prendre des décisions.
Deux certitudes néanmoins. Il faudra des arbitrages cornéliens au sein du budget et opter pour des essences susceptibles de mieux supporter des phénomènes climatiques du type de celui de Klaus dont les spécialistes s’accordent à dire qu’ils seront amenés à se multiplier.
Si une douzaine des employés du service des espaces verts sont et seront un moment encore mobilisés par l’après-tempête (lire ci-dessus), la campagne de plantation de printemps a démarré. C’est le temps par exemple des pensées et des primevères. Viendra plus tard celui des sauges, des oeillets d’inde, des verveines, des daturas ou des géraniums.
Le parc Jean-Rameau, comme Nahuques et Lacaze, est fermé au public. Ce qui n’empêche pas certains d’y pénétrer malgré tout. (photo nicolas le lièvre)
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