« Le Stade Montois Basket change de dimension »
DÉMÉNAGEMENT. La section basket-ball du Stade Montois évoluera dès la saison prochaine dans la salle François-Mitterrand
« Le Stade Montois Basket change de dimension »
Article Sud Ouest du 27 mai 2009 – par Martin Thévenot
L’antre du Stade Montois basket-ball s’appelle désormais salle François-Mitterrand. L’assertion « booste » autant l’existence future du principal club de basket de la ville qu’elle cicatrise une parenthèse douloureuse : celle de la présidence de Georges Argueil. Au printemps 1995, l’indélicat dirigeant, en détournant plus de 100 000 francs (15 000 euros) des comptes d’une retraitée pour les verser sur celui de la section basket en constant déficit, avait discrédité le club, brisé les ambitions de montée et surtout privé les jaune et noir de la toute nouvelle salle François-Mitterrand, à peine inaugurée.
Ne devant sa survie qu’à l’intervention expresse de l’Omnisports, la section n’a, dès lors, cessé de remonter la pente. Jusqu’à l’annonce du déménagement de Barbe-d’Or vers ladite salle à la rentrée prochaine, « un petit clin d’oeil intéressant à l’histoire », sourit le président de la section Arnaud Baptistan.
« Il ne faut pas oublier, hormis l’argent local, que la salle a été financée pour partie par l’Éducation nationale, partie par le ministère de la Culture, un dernier tiers revenant à la Jeunesse et Sports. Que nous puissions de nouveau y évoluer n’est pas aberrant », plaide le président.
Un déménagement qui prendra effet dès le mois d’août, puisque ce ne sont pas uniquement les matches de la première qui se dérouleront quartier du Conte, mais aussi les entraînements, l’école de basket-ball, l’administratif… Une structure haut de gamme pour un club qui évolue pour l’instant en Nationale 2 masculine. « C’est un très beau challenge qui s’offre à nous », concède le meneur Matthieu Dabadie. « Il ne faut pas voir que la taille de la salle pour les matches de l’équipe première, mais aussi le surplus de confort, des infrastructures modernes, le fait que nous pourrons faire deux entraînements en même temps… Le club entre dans une nouvelle dimension. »
La culture demeure
Une redéfinition du rôle de François-Mitterrand, « qui ne remet absolument pas en cause la programmation culturelle à Mont-de-Marsan », assure le maire adjoint chargé de la Jeunesse et des Sports Bertrand Tortigue. « Mais nous avons pris en compte plusieurs éléments : d’abord le coût élevé de la mise aux normes de la salle Barbe-d’or. Ensuite, le fait que le théâtre a été rénové et permet donc d’accueillir dans de bonnes conditions des spectacles jusqu’à 500 personnes. Enfin, la possibilité de disposer de François-Mitterrand d’avril à août – le flamenco s’y déroulera toujours – et sur quelques gros spectacles le reste de l’année. » Sans compter la mise en service prochaine du pôle culturel d’agglomération de Saint-Pierre-du-Mont. « François-Mitterrand redeviendra aussi le gymnase du lycée Frédéric-Estève, une partie de sa vocation première. »
Structure haut de gamme
Une mise à disposition de la plus grosse infrastructure couverte montoise qui implique pour le club jaune et noir de gagner en ambition. « C’est un outil de développement formidable, digne d’un club professionnel et nous aimons les gens ambitieux. À eux de voir ce qu’ils feront de cette salle. Rien n’est de toute façon figé », prévient le maire-adjoint. « La vitrine de François-Mitterrand peut nous permettre de trouver les partenaires et les financements pour viser plus haut. Mais pour l’instant, nous n’avons encore aucune garantie financière », rappelle Arnaud Baptistan, président sortant, qui ne se représentera pas lors de la prochaine assemblé élective de la section (le 12 juin prochain). « Pour monter, il nous faut la structure : on l’a. L’ambition : il faudra la définir. Les moyens : il faudra les trouver. Mais à terme, cela pourrait être ça… »
Un club jaune et noir qui a tout intérêt à prendre le train en marche, surtout maintenant qu’il est tracté par une rutilante locomotive : Basket Landes se sent à l’étroit à Laloubère. Le club phare du basket féminin landais a demandé entretien auprès de la municipalité montoise dans une dizaine de jours. Il serait étonnant que l’utilisation de François-Mitterrand ne se place pas très rapidement au centre des conversations.
Auteur : Martin Thévenot
« Stade Boniface : trois mois de travaux »
La municipalité poursuit sa politique de rénovation des installations sportives montoises.
Le stade guy-boniface : La deuxième tranche des travaux de la grande tribune, d’un montant d’1,4 million d’euros, a débuté à l’instant même où le Stade Montois disputait son dernier match de championnat. Prévue pour une durée de trois mois – ce qui obligera le club à disputer les deux premiers matches de la prochaine saison à l’extérieur – elle comporte la refonte totale des vestiaires et la création d’un local pour la section athlétisme. Les travaux au stade seront pour un temps terminés.
Les salles : Plusieurs gymnases de la ville ont été rénovés. Reste la salle Sarraute, dont la réfection et la remise aux normes sont évaluées à 700 000 euros. Les travaux seront achevés avant 2010. Barbe-d’or sera conservée et servira au sports scolaires.
Le reste : Les courts en quick de la Hiroire ont été refaits, un en terre battue entièrement rénové (22 000 euros). La piscine a subi des travaux. Reste le grand projet de complexe sportif à la Plaine des jeux.
Rémy Dossarps et les Montois évoluant dans une salle de 1 500 places : une image qui va devenir habituelle la saison prochaine. (photo archives nicolas le lièvre)
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