« Le Modem au chevet de l’agriculture »
RÉGIONALES. Ce n’est pas une compétence de la Région mais les agriculteurs vont si mal.
« Le Modem au chevet de l’agriculture »
Article Sud Ouest du jeudi 4 mars 2010
Lasserre, Darrieussecq et Lassalle étaient à Mt-de-Marsan. (ph P.B.)
« Je suis sorti bouleversé du Salon de l’agriculture. Pendant toute la visite, des gens m’ont attrapé par la manche. Ils avaient des suppliques. C’est rare les suppliques chez des gens durs au mal comme ça. » C’est Jean Lassalle qui parle. Et il connaît l’affaire.
En début de semaine, à Mont-de-Marsan, le Modem donnait conférence de presse pour livrer ses idées et propositions en matière d’agriculture. Le Béarnais Jean Lassalle, tête de liste régionale, était flanqué de Geneviève Darrieussecq, tête de liste landaise et de Jean-Jacques Lasserre, tête de liste en Pyrénées-Atlantiques.
Le contexte d’abord. « En l’absence d’un outil de régulation, toutes les productions chutent en même temps », estime Lasserre. « C’est un métier où ils ont connu l’Apocalypse avec une chute de revenus de l’ordre de 50 % », rajoute Lassalle. « Presque personne ne défend les agriculteurs. Depuis la crise du lait, il n’y a pas une mesure qui tienne la route. »
Constat alarmant pour la suite : « les paysans n’encouragent plus leurs enfants à prendre la suite. » Alors en l’absence « de volonté des pouvoirs publics », « il faut bien faire quelque chose », même si l’agriculture ne fait pas partie des compétences de la Région.
Le Modem propose donc un plan de relance avec un financement direct et pas des prêts bonifiés, une politique de régulation pour atténuer les conséquences de la PAC, un accompagnement des investissements liés aux surcoûts environnementaux, une modification de l’aide à l’installation et un développement des filières émergentes. Geneviève Darrieussecq a également mis en avant la prudence, voire la radinerie du Conseil régional envers la forêt sinistrée par Klaus et mis en garde contre la loi sur l’eau qui en 2013 pourrait priver le département de 10 000 à 14 000 hectares de terres cultivées. La solution selon elle serait de créer de nouvelles retenues d’eau. Cette problématique constituera un des thèmes forts abordés lors du débat proposé vendredi au Leuy par la FDSEA. La veille, c’est-à-dire aujourd’hui à Tartas, la toute nouvelle association de gestion de l’irrigation dans les Landes (Agil) se réunira en assemblée générale (lire ci-contre).
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.


Commentaires
Pas encore de commentaire.
Laisser un commentaire