« La guerre des manèges n’aura pas lieu cet été »
FORAINS. Hier, un accord a été trouvé avec la mairie. Et un protocole signé dans l’après-midi
« La guerre des manèges n’aura pas lieu cet été »
Article Sud Ouest du mardi 23 juin – par Aude FERBOS
De gauche à droite : Norman Bruch (vice-président du Cidunati), Bertrand Tortigue (vice- président de la Régie des fêtes), Geneviève Darrieussecq (maire de Mont de Marsan) et Frédéric Bruch (trésorier du Cidunati). L’accord espéré par tous a été signé hier. (photo dr)
Non, Bambino Bruch n’a jamais tiré les couettes de Geneviève Darrieussecq dans la cour de récréation et l’écolière devenue premier magistrat est même ravie de l’heureux dénouement. Après huit mois de crise, les « 400 camions de forains » qui menaçaient de bloquer la ville aujourd’hui ont rangé leur colère et leur engin au garage. « Il aurait bien fallu ça pour faire venir la télé », commente le vice-président du syndicat de forain, Norman Buch. Rangées aussi, les menaces, place à « la confiance » et « au protocole ». Parce qu’enfin, hier, la réunion de la dernière chance en préfecture, a permis de conclure un accord. Pas si loin d’ailleurs des propositions initiales, faites par madame le maire.
Bras-de-fer
Au départ de cette longue histoire, la volonté de la mairie de multiplier les activités diurnes pendant les fêtes. Et avec elle, l’idée d’un village gourmand, implanté place Saint-Roch, sur le site dédié aux forains, « depuis trois générations ». Des forains qui installeraient leurs manèges, 50 mètres plus loin, au Sablar. Oui mais voilà, le plan dessiné par les services technique de la mairie ne convient pas aux « professionnels de la fête ». Et surtout, ils veulent pouvoir faire machine arrière en cas de perte financière trop importante. Deux points sur lesquels le bras-de-fer s’engage. Mais hier, chaque partie a fait un pas en avant, et dans la même direction.
« Tous groupés »
Premier pas : les forains acceptent de déménager, mais proposent une autre disposition des manèges et des baraques. « On a pris 8 mètres de plus, pour faire rentrer tout le monde », explique le porte-parole des forains. Au milieu, l’emplacement reste libre pour favoriser la circulation des piétons. « Mais attention, à vous de faire respecter ce principe », prévient Frédéric Bruch, trésorier du syndicat. « On ne veut pas de stands de barbapapa ou d’autres forains parce qu’on sait comment ça se passe chez nous », précise le vice-président au maire interloqué. « Ne vous inquiétez pas, je prendrai un arrêté municipal interdisant toute installation foraine de plus que celles qui sont contractualisées ».
Ironie de l’affaire : la mairie a proposé hier quelques emplacements place Saint-Roch pouvant accueillir des stands dédiés aux jeune public. Offre rêvée , mais déclinée : « Non, ça va entraîner l a polémique entre nous. On préfère rester tous groupés, tous ensemble. » Exit donc la pêche aux canards place Saint-Roch.
« Travail en commun »
De son côté, Geneviève Darrieussecq a elle aussi fait une concession, acceptant le principe de réévaluer la situation. À une condition près : si le chiffre d’affaire baisse de plus de 20 %, ils reviendront place Saint-Roch. » Un chiffre décisif pour le maire, même s’il peut être difficile à prouver. « On a un carnet de recettes », se défend Norman Bruc, vice-président. « Et puis, aujourd’hui, on a établi un climat de confiance avec la mairie, il n’y a pas de raison qu’on ne joue pas le jeu », poursuit Frédéric. « Nous aussi, nous espérons que la fête évolue. »
Le dialogue retrouvé après « ce travail en commun », madame le maire est confiante sur le succès de l’opération. Et finalement les forains aussi. « En plus, depuis le début de l’année, nos chiffres d’affaires se maintiennent. Les gens viennent oublier chez nous les mauvais moments de la crise. Et aujourd’hui on peut dire que cela nous fait une belle place, une belle route. Ce n’est pas une mince affaire pourtant de satisfaire vingt forains », sourit Frédéric Bruch avant de conclure : « Pour cette année, ça va aller. Aujourd’hui, la ville sera calme, jusqu’à ce que les forains arrivent…» Une histoire qui s’arrange. « Et sinon, si vous pouviez aussi arranger les affaires avec ma femme… », sourit un forain à madame Darrieussecq…
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Commentaires
Bravo pour cet accord et surtout pour une réelle réussite de cet essais.
Les manèges place du Sablar devraient largement profiter des chalands se déplaçant des arènes vers le cœur de ville et donc nécessairement d’un surcroît de clientèle.
Dans la journée cette place à en outre l’avantage d’être nettement plus aérée et plus pratique pour les arrivants extèrieurs qui ne connaissent pas encore le cœur de ville.

Juste félicitation Madame le Maire
et j’en suis sûre, de très belles fêtes en perspective.