La crise ? Maintenant on connaît !
Crise, récession, chute des places boursières, banques en faillite, Islande à vendre, plans de sauvetage….L’actualité est rude et les messages médiatiques brutaux. Comme si tout cela avait démarré il y a 2 ou 3 semaines, un jour J à l’heure H et que nous assistions maintenant à ces spectacles de dominos où tout s’écroule progressivement après que la première pièce de la figure soit tombée. Il y a 3 mois pourtant tout allait bien, enfin c’est ce qui nous était conté !
C’était faire peu de cas de l’avis de spécialistes de la finance qui tirent la sonnette d’alarme depuis au moins un an et des premiers symptômes de malaise envoyés par quelques banques américaines ces derniers mois. Nos hommes politiques à l’échelle mondiale sont-ils passés à côté de ces signes avant-coureurs, ou sont-ils incapables d’anticiper et de prévoir, ou ont-ils préféré taire la situation car ce n’était pas le moment ?
Pour le commun des mortels la compréhension de cette crise est difficile. Le monde de la finance virtuelle laisse de marbre plus d’un citoyen habitué lui à gérer l’économie bien réelle, faite d’entrées et de sorties, de son budget familial ou de son budget d’entreprise. Les « subprimes » et autres produits miracles poussant à consommer, les rachats de crédits à risque, les flux d’argent interbancaires , les traders et autres « golden boys » brassant des milliards d’euros sur leurs ordinateurs comme on joue à des jeux vidéo, tout cela semble bien éloigné de notre quotidien. Et pourtant c’est bien notre travail, le revenu qu’il nous procure et qui nous permet de consommer pour vivre, les bénéfices des entreprises générés par ce travail et cette consommation , qui alimentent ces milliards d’euros dits virtuels.
Les suites et ce que l’on rechigne à appeler la récession : moins de prêts bancaires pour les entreprises et les particuliers, moins de consommation et donc moins de travail dans les entreprises et donc plus de chômage, et donc moins d’épargne et moins de consommation et donc moins d’argent dans les banques, et ….c’est la boucle infernale.
Tous les états étalent leur plan de sauvetage des banques, car il s’agit bien d’une crise bancaire. Consensus européen pour agir de concert mais chacun chez lui. Ce sera 360 milliards d’euros. Où les trouverons nous ? Pas en augmentant les impôts assure le gouvernement, et nous voulons y croire ! Donc en creusant un peu plus la faramineuse dette de notre pays dont nos enfants vont hériter. Mais là vraiment quelle autre solution pour maintenir à flot les banques, donc les entreprises et les emplois ? La solidarité nationale s’impose.
Par opposition, augmenter notre dette dans le même temps pour remettre à flot le seul Bernard Tapie, ce qui coûtera près de 400 millions d’euros à l’Etat, est scandaleux et incompréhensible.
Jusqu’où ira cette crise, nul ne le sait. Un espoir néanmoins, que de cette situation nous fasse évoluer positivement vers une société plus équilibrée et plus humaine dont l’économie sera plus réelle que virtuelle et sera dévolue à créer de l’emploi et à le rémunérer correctement. Telle est maintenant la mission des responsables politiques.
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