« Jean Lassalle et Geneviève Darrieussecq ont présenté leur programme pour l’Aquitaine »
REGIONALES. Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan et candidate Modem aux régionales sur la liste de Jean Lassalle, a présenté son programme.
« Jean Lassalle et Geneviève Darrieussecq ont présenté leur programme pour l’Aquitaine »
Article Sud Ouest du 18 février 2010 – par Jean-Louis HUGON
Jean Lassalle et Geneviève Darrieussecq, têtes de liste du Modem, présentaient hier après-midi leur programme pour les élections des 14 et 21 mars. Le député béarnais ayant plus d’une heure de retard, c’est la maire de Mont-de-Marsan qui en fit l’exposé, plutôt didactique. Sans éviter de donner quelques coups de pique aux socialistes, « chez qui il y a une autosatisfaction permanente, tendance locale à vouloir donner des leçons. »
Ce que la Montoise refuse de faire, préférant « vouloir travailler pour ceux qui vivent en Aquitaine, et en faire une grande région d’Europe, ce qu’elle n’est pas encore. » Soulignant « ce qui a été bien fait, comme la recherche et l’innovation, dossiers sur lesquels il faut continuer », Mme Darrieussecq préfère toutefois s’attarder « sur ce qui l’a été moins bien, dans tout le territoire. » C’est-à-dire les moyens de transport, dont ferroviaires, le désenclavement, notamment de Dax et de Mont-de-Marsan, l’Internet et le haut débit accessibles à tous, la TNT – « 2011, c’est l’année prochaine, et nous ne sommes pas prêts, alors qu’on nous parle d’une télé régionale » -, l’aménagement économique, l’emploi, la formation, le territoire rural, le développement durable, la forêt… Bref, une liste beaucoup plus longue que celle des félicitations.
Un territoire équilibré
Plutôt qu’une « gestion de bon père de famille, juge la maire montoise, très prudente, mais qui s’entoure de tellement de dispositifs visant l’exclusion et qui ne tient jamais compte des idées de l’opposition, même quand elles sont constructives », les gens du Modem veulent se rendre utiles. Parmi les propositions « d’une collectivité très présente, qui doit porter la vie des gens », le but est de « faire de l’Aquitaine une région équilibrée dans tous ses territoires. Notre projet est de faire que, quel que soit l’endroit où on vit, on puisse bénéficier des mêmes services que les autres. Face à ceux dont l’ambition s’arrête à vouloir garder la région à gauche, vous parlez d’un programme (NDLR : là, c’est Renaud Lagrave, PS, qui est visé), nous préférons plutôt nous attacher à satisfaire les besoins de ceux qui y vivent. » Au passage, la conseillère régionale depuis 2004 n’oublie pas d’égratigner les « Verts, qui ont tout voté avec la majorité pendant plus de 5 ans, et ont commencé à s’abstenir lors de la dernière séance. »
Résidences médicales pluridisciplinaires pour faire face à la pénurie médicale dans les territoires ruraux, création de deux emplois dans chaque TPE, PME-PMI, formation sur les nouveaux métiers (environnement, économies d’énergie, gestion des eaux, énergies renouvelables), comme sur les emplois proposés par l’artisanat, ressources en eau collinaires pour l’irrigation agricole de proximité, grand plan numérique dans l’enseignement, sont quelques-unes des bases lancées par les candidats de la liste du centre.
Facilitateurs en sociologie
Des candidats qui ne veulent pas se laisser limiter par les compétences détenues par les collectivités. « Nous sommes pour une politique volontariste », enchaîne Jean Lassalle, n’hésitant pas à citer « le courage de Ségolène Royal, qui a pris des initiatives même quand ce n’était pas prévu. Il faut plus de proximité, plus de cohérence, ne pas hésiter à finir le travail des autres, comme cela aurait pu l’être pour la rocade de Mont-de-Marsan. Nous ne voulons plus de politique technocratique, mais apporter de la proximité, une attitude humaine envers les problèmes qui se posent. Être des facilitateurs en sociologie politique, pour que tous les citoyens s’impliquent dans les projets qui les concernent. »
Le Modem veut aussi établir dans chaque département une antenne administrative et politique du Conseil régional, avec un vice-président, issu du département, qui fasse de la gouvernance sincère sur les besoins locaux. Afin que la Région soit plus proche des départements. Au fond, on n’est plus très loin du conseiller territorial.
Auteur : Jean-Louis Hugon
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