« Il faut soigner son image »
URBANISME. Afin de donner une meilleure approche de la ville, la mairie présente son projet pour l’entrée ouest
« Il faut soigner son image »
Article Sud Ouest du mardi 7 juillet 2009
Pour donner une meilleure impression de la ville aux voyageurs arrivant par l’ouest, un projet de 7,5 millions d’euros. (photo nicolas le lièvre)
L’aménagement de l’entrée ouest de la ville est un des projets-phare de la mairie pour les prochains mois. Sur les trois dossiersproposés, c’est celui de l’architecte Louis Canizarès à Toulouse (cabinet Dessein de ville), qui a été retenu par les élus. Un projet présenté hier par la mairie à la presse, mais qui sera également montré au public montois dans les semaines qui viennent.
« Quand on arrive à Mont-de-Marsan, c’est la première approche que l’on a, explique le maire Geneviève Darrieussecq. Et les retards pris dans l’amélioration de la voirie sont si importants que nous ne les comblerons pas en 5 ans. Mais il faut bien commencer quelque part, alors nous avons choisi l’entrée ouest. »
Jusqu’aux arènes
Le projet couvre du rond-point des Anciens-d’Indochine, celui qui est relié au pont du Manot vers Saint-Jean d’Août, jusqu’à la place des Arènes. Et cela porte sur le stationnement, les pistes cyclables sécurisées et le traitement de l’espace public. Comme l’aménagement d’une liaison du pont du Manot jusqu’à la gare SNCF prévoit une diminution du trafic de moitié, la place dévolue aux voitures et celle réservée aux piétons seront rééquilibrées.
Il y aura trois séquences distinctes, de l’Avenue des Martyrs-de-la-Résistance jusqu’à la place Saint-Louis ; de cette dernière jusqu’à la place Stanislas-Baron (occupée par un carrefour giratoire dont le centre abrite la statue de la Force, représentant un homme nu luttant face à un toro) ; puis de cette place jusqu’aux arènes. L’avenue des Martyrs-de-la-Résistance, dont la largeur est de 18 mètres, sera réorganisée. La double voie de circulation, rétrécie à 5,50 mètres, installée au sud, ce qui donnerait de la place au nord pour un plateau de 8 mètres de large abritant piste cyclable, jardins linéaires, promenades pour piétons, bancs publics, arbres et massifs végétaux. Les places de parking auto seront maintenues au sud, le long de la rue.
Un parc du Plumaçon
Pour la place Saint-Louis, lieu de vie et de commerce, l’architecte ne prévoit pas de rond-point, qui fait la part trop belle aux voitures, mais un carrefour simplifié, aménagé en grand plateau piéton. Les places de parking seront réservées à la rue Alsace-Lorraine et au boulevard Auribeau, tandis qu’une large terrasse pourrait donner accès aux berges de la Midouze situées dans la courbe.
Enfin, la place des Arènes, lieu de vie pendant les fêtes mais aussi tout le reste de l’année, serait entièrement réaménagée. Seulement 100 places de parking seront conservées – sur les 350 actuelles – le boulodrome déplacé de l’autre côté des arènes, en face du café, et le couvert végétal entièrement aménagé pour faire un vrai parc du Plumaçon. Les deux statues repositionnées sur des tables d’eau, non loin du boulevard de la République et un parvis aménagé devant les arènes pour accueillir le marché du samedi et d’autres animations ou expositions. Enfin, le talus d’accès à la gare sera revu et corrigé avec escalier et sentier boisé. Coût des travaux : 7,5 millions d’euros HT, respectivement 2,1 millions, 1,9 et 3,5 pour chacune des trois tranches. Les travaux d’enfouissement des réseaux débutent cette semaine, la première tranche pouvant être prête pour mi-2010.
Auteur : Jean-Louis Hugon
LA VILLE VOUDRAIT RESTER MAÎTRE D’OUVRAGE
Ce projet d’aménagement concerne trois collectivités. Le Conseil général des Landes, parce que cette route est un axe départemental (de l’entrée de la ville jusqu’à la place Saint-Louis), la commune, bien sûr, et la Communauté d’agglomération du Marsan (CAM), qui est compétente sur la voirie pour toute la collectivité. « Nous souhaitons garder la maîtrise d’ouvrage de ce projet, explique Geneviève Darrieussecq, parce que cela nous concerne en premier lieu, et que ce sont nos services qui ont fait tous les relevés et rédigé le cahier des charges. Le Conseil général des Landes a confié la maîtrise d’oeuvre à celui qui la voudrait, mais la CAM a pour l’instant refusé de nous écouter. Nous avons envoyé un second courrier, nous espérons être entendus. » Un nouveau bras de fer entre le maire montois et le président Jean-Pierre Jullian ?
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