Gestion de l’eau
Hier jeudi avait lieu au conseil régional une réunion portant sur » Evaluation et prospective pour une gestion de l’eau en Aquitaine ».
L’eau élément essentiel pour l’homme mérite vraiment que l’on se penche sur sa gestion. Comme le précisaient certains intervenants, il est impossible de parler d’augmenter la ressource on ne peut que la gérer au mieux.
J’ai retenu des débats que :
- Les acteurs politiques manquent de données scientifiques notamment sur les notions qualitatives et sur l’évolution des milieux humides. La mise en place et le financement de véritables programmes de recherche sont une nécessité urgente.
- Les agriculteurs, souvent mis en cause pour l’irriguation des cultures et l’usage de pesticides et de fertilisants, sont conscients des enjeux et progressent dans leurs pratiques.
- Les industriels utilisent majoritairement l’eau pour refroidir les systèmes et leurs prélévements sont en baisse.
- L’utilisation d’eau potable par la population augmente en raison de l’accroissement de la démographie mais aussi des modifications des habitudes de vie de chacun.
- Les directives européennes à l’horizon 2015 sont contraignantes mais utiles car elles obligent à travailler sans remettre au lendemain sur la gestion qualitative et quantitative de l’eau.
- Les membres de la SEPANSO ont parfois des prises de position qui peuvent paraître idéologiques et intransigeantes mais elles ont le mérite d’engendrer une prise de conscience et de pousser les différents acteurs à bouger.
L’essentiel est donc que la gestion de l’eau est l’affaire de tous les utilisateurs: simples citoyens, agriculteurs et industriels.
Il faut à mon sens très rapidement sensibiliser la population sur l’usage « domestique » de l’eau potable, les actions menées jusqu’ici étant insuffisantes et la prise de conscience de l’urgence du problème encore faible.
L’agriculture a un besoin important de retenues collinaires qui permettront l’irrigation sans prélévements dans les cours d’eau.
L’Etat doit donner les orientations générales , lancer les études et donner des moyens financiers rapides à la recherche, mais la politique de gestion doit être faite au plus près dans chaque bassin, car la densité de population, de zones agricoles ou d’industries est totalement différente d’un territoire à l’autre. Le développement des SAGE est à ce point de vue très intéressant et comme l’a si bien dit Michel LARRAT, Président du SAGE de la Leyre, la concertation et le bon sens permettent d’évoluer efficacement.
Sans eau il n’y a pas de vie, l’eau ne se fabrique pas, l’eau ne se renouvelle pas, il faut donc conserver ce bien précieux pour nous tous et les futures générations.
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