« Darrieussecq-Vidalies, le round d’observation »
AGGLOMÉRATION. Jean-Pierre Jullian n’est pas encore parti, mais ses deux possibles successeurs à la présidence de la CAM n’ont évidemment pas attendu pour se déclarer
« Darrieussecq-Vidalies, le round d’observation »
Article Sud Ouest du mercredi 1 juillet 2009 – par Jean-Pierre Dorian
Finalement, c’est Jean-Pierre Jullian qui en parle le mieux. « D’ici septembre, il va s’en passer des choses, entre les vacances, le flamenco, la Madeleine, les toros… » Ses propos datent de lundi, mais ils prennent toute leur saveur quand on sait qu’il les a prononcés au milieu d’une conversation où il prévoyait comme « très vraisemblable » son départ de la présidence de l’agglomération lors du prochain conseil communautaire, courant septembre donc…
Mais en marge du programme festif prévu par celui qui reste pour l’heure le « patron » de la CAM, il va effectivement s’en passer des choses, cet été. Parce qu’après le gros orage du week-end et le « lâchage » en rase campagne dont Jean-Pierre Jullian a été le héros malheureux (lire « Sud Ouest » d’hier et avant-hier), c’est le calme qui prévaut.
Entendez que les deux (autres) principaux protagonistes de l’affaire n’ont hier avancé aucune bille sur le terrain toujours aussi mouvant de l’éventuelle succession… de celui qui n’est pas encore parti !
Alain Vidalies a simplement pris bonne note de ses déclarations. « Je retiens la version positive, note ainsi le député. Le message est passé, fort et déterminé, mais il n’est pas question de lui mettre le couteau sous la gorge. S’il estime qu’il lui faut jusqu’au mois de septembre pour se retirer, ce pourrait être la bonne solution pour tourner la page. » Laquelle n’a pas été noircie hier par de nouvelles phrases assassines. « Je ne pense pas que j’aurais des nouvelles de lui dans l’immédiat, reprend ainsi le Montois. Mais il n’a pas beaucoup d’issue à cette situation-là… » Pas beaucoup d’issue, mais différents scénarios après ce que Jean-Pierre Jullian dénonçait la veille comme « des carambouilles politiciennes », qui expliciteraient, selon celui que tout le monde pousse aujourd’hui vers la sortie, son envie antérieure de se retirer.
Geneviève Darrieussecq a, a priori, repoussé à plus tard ses envies d’écrire à « tous les maires et conseillers communautaires, pour que l’on discute et que l’on argumente, que nous décidions ensemble de la stratégie à adopter. J’avais dit au lendemain de mon élection que j’allais ouvrir les portes et les fenêtres, alors que l’on arrête les messes basses et les tactiques à deux bandes. Pour la CAM, je ne veux pas rentrer dans une bidouille de parti politique. »
Un discours offensif, qui présage déjà de la bataille qui s’annoncerait ? Alain Vidalies, prévoit lui d’abord « de rencontrer tous les maires qui m’ont mandaté, peut-être dès jeudi soir. » Et finit par dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Avec des précautions. « S’il quitte son poste, il y aura fatalement élection d’un nouveau président. Ou d’une nouvelle présidente. Et je serais candidat. » Et l’actuel premier vice-président de rajouter, dans un sourire : « Ce n’est pas une manoeuvre de ma part, tout cela n’entrait pas vraiment dans mes plans et mon calendrier. » De là à dire que ça ne l’arrange pas, à cette échéance….
Geneviève Darrieussecq se veut, elle, plus directe. « Je me sens prête pour être candidate, j’en ai la légitimité. Je suis maire, de la principale ville de l’agglo en plus, alors qu’Alain Vidalies est député, conseiller général et quelqu’un de très pris. Pour être président d’une agglo, il faut quelqu’un de disponible en permanence. Je le suis. »
Mais pourquoi ne pas étudier une autre piste et évoquer un éventuel rapprochement ? « Je ne suis pas si sûre que nous aurions beaucoup de différends avec M. Vidalies. À la CAM, c’est l’intérêt général qui prime », commence madame le maire. Quand son éventuel adversaire ne s’effarouche pas non plus d’une éventuelle entente cordiale. « On peut avoir des désaccords et les exprimer. Mais ce que je souhaite, c’est un travail apaisé à la CAM. Sur la plupart des dossiers, il est possible de mobiliser toutes les énergies. »
Au point de s’en parler librement ? « Il n’est pas encore temps » estime Vidalies. Darrieussecq, elle, après l’avoir « approché il y a une semaine », s’avoue méfiante. « Cette réunion des maires sans la ville-centre invitée, je n’ai pas vécu cela comme un bon signe. J’es père que je me suis trompée. Et maintenant, j’attends. » Elle n’est pas la seule.
Auteur : Jean-Pierre Dorian
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Oui il faut quelqu’un de disponible sur place et réellement sur le terrain toute l’année pour la Présidence de la CAM.
Si les deux principaux protagonistes n’arrivent pas à s’entendre quand au choix entre eux deux, pourquoi ne pas prendre le maire de la plus petite des communes de la communauté d’agglomérations qui pourrait éventuellement avoir un maximum de disponibilité.