Chacun à sa place ou chacun a sa place ?
Je ne pensais pas intervenir ici entre les 2 tours pour laisser la campagne du 2éme tour se dérouler sans interférences, toutefois je lis dans la presse régionale ce matin qu’ Alain Vidalies me met en cause.
J’aurais préférer qu’il m’interpelle et qu’il débatte avec moi avant le 1er tour des élections ce qu’il a soigneusement évité de faire.
Je n’ai pas de leçon de positionnement politique à recevoir. Qu’il nous explique déjà où il se situe dans la complexité de son parti allant des déclarations de M. Mélanchon à celles de M. Strauss Kahn en passant par Mme Royal où la cacophonie est liée à des lignes politiques diamétralement opposées. Mais qu’il nous dise surtout si oui ou non nous allons avancer dans ce pays ou si nous resterons toujours bloqués par des positions électoralistes exaspérantes des uns et des autres.
Un exemple criant des pratiques politiques que j’aborrhe: le « débat » actuel sur la TVA sociale.
- un ministre zélé, en pleine campagne législative, annonce son intention d’étudier la possibilité de modifier le financement de notre protection sociale en étudiant la piste de la TVA sociale
- levée de boucliers au Parti Socialiste qui cherchait depuis longtemps un argument de campagne et qui l’a trouvé dans ces derniers jours » Votez anti-TVA sociale »
- donc le sujet avant d’être étudié est déjà bloqué !
Or quel est le problème ?
- Notre protection sociale est de plus en plus onéreuse et notamment nos dépenses de santé. Les déficits permanents sont autant de charges accablantes et scandaleuses que nous laissons à payer aux générations futures.
- Son financement repose actuellement essentiellement sur le travail et la plupart des responsables politiques de droite comme de gauche ont déclaré au cours de la campagne présidentielle qu’il fallait envisager d’autres financements afin d’alléger les charges liées au travail et donner ainsi plus de compétitivité et plus de possibilité d’emplois aux entreprises.
- Diverses pistes ont été évoquées par les uns et les autres : la TVA sociale, la taxe carbone, l’augmentation de la CSG, …. autant de possibilités différentes, parfois complémentaires mais qui nécessitent un vrai travail en commun des différentes forces politiques, des partenaires sociaux et des représentants des citoyens afin que ce sujet épineux mais essentiel pour nos finances publiques et l’avenir du pays soit solutionné, tout en défendant au maximum l’intérêt de chacun.
- Ce problème nécessite beaucoup de pédagogie auprès des citoyens, une étude globale des différentes possibilités, une volonté forte de tous les bords politiques de faire front commun devant cette urgence. Et que se dessine-t-il ? Des annonces intempestives des uns qui veulent occuper à tout prix l’espace médiatique de cette campagne législative et des oppositions systématiques des autres dans ce contexte électoral, mais qui persisteront en dehors et ce quelque soit le sujet.
Ces blocages sont bien sûr liés en partie à nos institutions et à notre système électoral qui empêchent tout pluralisme et toute représentativité de l’ensemble des citoyens. Ils sont aussi liés à ces générations d’hommes politiques « de carrière » cumulant les mandats et empêchant d’autres générations de responsables politiques d’émerger. Je reste persuadée qu’une carrière politique devrait se limiter à une quinzaine d’année.
Alors pour les Landes je suis pour le pluralisme de la représentativité politique et pour l’émergence de nouvelles générations d’hommes et de femmes politiques.
M. Vidalies a toujours catalogué François Bayrou « d’homme de droite ». Peu m’importe de savoir où il me classe. Ce que je crois c’est que notre pays doit conjuguer ses efforts pour avoir une économie forte dans la mondialisation actuelle en même temps que la préoccupation d’avoir une société humaine où seront réglés les problèmes lourds de l’exclusion et de la précarité, le tout en faisant des efforts pour ne pas laisser une dette inacceptable à nos enfants. Vaste programme qui nécessitera certainement des mesures dites de droite et d’autres dites de gauche.
Je suis peut-être aux yeux de certains milieux politiques considérée comme une extra terrestre mais je peux assurer après cette campagne électorale que je suis plus près de la réalité de ce que disent nos concitoyens : moins d’idéologie et plus de pragmatisme. Alors quelque soit l’élu à venir dans notre circonscription souhaitons qu’il sache être ouvert aux autres tendances politiques pour faire avancer les dossiers du pays et du département.
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Commentaires
Un avis en passant.
Plutôt de gauche, j’ai voté pour vous au 1er tour et blanc au 2ème tour. Pas question que des députés emmanuellistes ou fabiusiens occupent l’Assemblée.
Cette gauche, c’est la gauche du passé révolu, et de plus la moins talentueuse qui ait été, la gauche des verrouillages et des cadenassages, celle des coups de gueule par devant et de l’immobilisme par derrière. La gauche des copains qui se soutiennent tout en se détestant cordialement.
Désormais, je voterai Modem.
Ici, ce n’est pas la gauche, c’est la féodalité. Pas d’hommes libres mais des vassaux. Des vassaux qui, pour certains, n’ont de gauche que le nom tant l’esprit de notabilité et le clientélisme sont une seconde nature chez eux.
Résultat ! Cette circonscription est une machine à remonter le temps : nous ne sommes pas en 2007 mais toujours dans les années 70 ! Va falloir qu’on s’achète des jeans avec des pattes d’éph pour faire bonne figure…
Bonne chance pour la suite !

Bien sur, en ce qui concerne le positionnement politique de Mr Vidalis et le trop plein socialiste dans les Landes je suis entièrement d’accord avec vous, mais en ce qui concerne le refus de débat et la capacité à confrontés les idées et affronter ses adversaires il me semble que l’exemple donner par la candidate UMP est disons le franchement déplorable (sans parler de la raison évoquer qui est elle carrément ridicule !) Donc UMP / PS 1 partout la balle …au centre !