Agriculture
J’ai participé hier au salon de l’Agriculture de la Foire de Bordeaux, dans le cadre de la journée du Conseil Régional.
Beau salon où toutes les forces vives de l’agriculture de notre région étaient présentes. Dominique Graciet, Président de la Chambre Départementale des Landes et de la Chambre Régionale d’ Agriculture a rappelé que notre région se disputait la place de 1ère région agricole de France avec la Bretagne.
Notre agriculture régionale n’est pas épargnée par les crises successives touchant alternativement certains de ses secteurs, le dernier étant le secteur avicole. Mais globalement le choix volontariste de la profession de tendre vers la production de produits de terroir de grande qualité, fait que l’agriculture est une magnifique vitrine de notre région.
Etant issue d’une famille d’agriculteurs, je ne peux que mesurer l’extraordinaire mutation de cette profession, qui a du s’adapter, innover, se diversifier dans un contexte mondial en évolution constante.
Certes, certains secteurs sont sous « perfusion » permanente, notamment le secteur céréalier, mais l’enjeu de demain représenté par les sources d’énergie nouvelles que sont les biocarburants, donnera une dimension forte et incontournable à notre agriculture dont l’espoir est tout de même de pouvoir vivre de façon décente et autonome de son travail.
Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.
Commentaires
Je vous recommande la lecture de cette article parru aujourd’hui dans « la journée viticole » et annoncant la démission du Président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB). Il illustre, à mon sens, parfaitement l’immobilisme du secteur viticole français tant au niveau des institutions publiques que des viticulteurs eux mêmes… Immobilisme qui les enlise dans une grave crise nourrie par un important déséquilibre du marché.
-Le président du CIVB déplore l’inertie et annonce son départ-
À l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue le 30 mai dernier à Bordeaux, Christian Delpeuch, président du CIVB a déploré qu’ « une partie du milieu de la viticulture refuse toujours l’effort des réformes en profondeur ».
Et à rajouter « Quant aux pouvoirs publics, en dépit des grands effets de manches, des promesses la main sur le cœur, ils n’ont, à ce jour, tenu aucun de leurs engagements essentiels ; les ministres peuvent avoir des velléités, elles sont annulées par l’inertie de leurs administrations ».
Pour lui, de nombreuses occasions permettant de sortir la viticulture de l’impasse ont donc été manquées « par manque de volonté dans une véritable mise en place des réformes ».
Il s’agit notamment de la mixité (vin de Pays), de la réforme de l’agrément, de la révision des densités de plantation et mise en place de rendements différenciés ou encore de la mise en place de conseils à la distillation.
Face à ce manque de réaction, il a rappelé que le Syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieur avait débloqué « 15 millions d’euros pour soutenir une distillation dont on ne connaît toujours pas la participation de Bruxelles, et qui plus est, ne dispose d’aucun moyen juridique pour imposer le remboursement, prévu sur 5 ans, par ses adhérents ».
Devant les déclarations de décentralisation, Christian Delpeuch a également affirmé que les interprofessions avaient été supplantées par des comités de bassin « administrés par une superstructure parisienne sans aucune mesure avec une approche économique de la filière ».
Ainsi, pour ne pas cautionner « toute cette démagogie et ces promesses non tenues, cette inertie, cette duplicité des pouvoirs publics » et en dépit des sollicitations, il a indiqué qu’au soir du 10 juillet, il ne serait plus membre du CIVB.
La Journée Viticole, 1er juin 2006

Des commentaires sur le secteur viticole qui traverse en ce moment une crise sans précedent?
Merci pour ce blog, les sujets traités sont tout aussi intéressants que votre position sur ces derniers!