« A l’été 2012, on pourra se faire incinérer »
Le funérarium de la route de Canenx sera agrandi pour accueillir un crématorium, une salle de cérémonie et les ateliers des pompes funèbres municipales.
« A l’été 2012, on pourra se faire incinérer »
Article Sud Ouest du 13 janvier 2011 – par Jean-François Renaut
La décision avait fait jaser à l’époque. Courant 2008, après son élection, Geneviève Darrieussecq avait renoncé au projet porté par l’équipe Labeyrie. « C’était en raison de son coût qui était difficile à supporter par le budget spécifique des pompes funèbres », expliquait hier matin le maire. Pas parce qu’il n’aurait pas d’utilité, parce qu’il en aura.
À cet égard, les chiffres sont éloquents. Autorisée en France depuis 1887, la crémation était utilisée par moins d’1 % des familles en 1980. Depuis la demande est exponentielle. Les crématistes avancent que le cap des 25 % est désormais franchi. Pour Arsène Buchi, le conseiller municipal qui suit les pompes funèbres, « plus de 50 % des Français envisagent favorablement la crémation ». Encore faut-il avoir à sa disposition des équipements adaptés. Le crématorium de Dax est proche de la saturation. Après il faut se rendre à Mérignac, Biarritz ou Pau.
Le complexe funéraire montois ne se fera pas à Pémégnan, à proximité du centre pénitentiaire, mais s’articulera autour du funérarium existant, route de Canenx. Outre le crématorium, seront implantés là une salle de cérémonies et les ateliers de la rue Batelière. Seul le service commercial de l’avenue du Maréchal-Foch sera maintenu en centre-ville.
Un four, deux au besoin
Le coût du projet devrait s’établir autour de 2,5 millions d’euros. « Celui de l’équipe précédente était de 3,2 millions et ne prévoyait pas de ligne de filtration des fumées », livre la municipalité. Une ligne de filtration, c’est environ 240 000 euros.
Le crématorium possédera un four avec la possibilité d’en implanter un second. Un four permet jusqu’à 1 000 ou 1 200 crémations par an. La prévision pour le nouvel équipement montois est pour l’heure de 600. Le bassin de population potentiellement intéressé est de 200 000 habitants. Ce qui laisse entendre que l’utilisation du crématorium augmentera rapidement.
Après présentation des détails du projet par l’architecte Antoine Vallet, Geneviève Darrieussecq conclut : « C’est un équipement sobre, fonctionnel et adapté à l’usage. Il est indispensable pour l’agglomération et largement au-delà. »
Si le prix d’utilisation n’a pas été fixé, on s’oriente vers 650-700 euros par crémation. « Notre souhait est de proposer un coût le plus modéré possible. Il s’agit d’un service public. » Pas d’une pompe à fric.
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